Drame d’Amqui : « Tout était en noir et blanc », raconte l’accusé
Au jour 13 de son procès, Steeve Gagnon, qui a témoigné du box des accusés, a raconté ce dont il dit se souvenir du drame qui a fait douze victimes le 13 mars 2023, à Amqui. Dans un discours souvent intempestif et décousu, l’homme a raconté avoir donné des coups de volant par mégarde en tentant notamment d’éviter des voitures, et a affirmé avoir senti Il raconte qu’il circulait Le fait que l'accusé était au volant du F-150 en cause, lors des événements qui a fait trois morts, a été admis en cour par toutes les parties. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot Steeve Gagnon indique avoir ensuite C’est pareil comme quand t’es couché dans ton lit et que tu te sens tomber, même feeling que ça, et que t’essaies d’ouvrir les yeux et que tu te forces. Il aurait également entendu quelqu’un lui dire Puis il se serait demandé s’il allait se rendre à l’hôpital, avant de prendre le chemin du poste de police, témoigne-t-il. Le témoignage de l’auteur présumé de l’attaque d’Amqui a par ailleurs été suspendu quelques minutes à peine après qu’il a pris la parole. À grands gestes, dans un débit rapide et une élocution difficile à comprendre, l’accusé a parlé de Me Hugo Caissy, de l'aide juridique, a tenté de nombreuses fois d'interrompre son client, pour le recadrer. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant À plusieurs reprises durant le témoignage de Gagnon, les proches des victimes, dans l’audience, se sont agités sur leur siège et ont poussé des soupirs. Lorsque son avocat Me Hugo Caissy, puis le juge Louis Dionne ont tenté de le recadrer, Steeve Gagnon s’est enflammé de plus belle en demandant en termes injurieux à son avocat de se taire, déclarant Le magistrat a tenté en vain d'expliquer à l’accusé qu'il fallait qu'il ralentisse et qu'il baisse le ton, pour que son témoignage soit compréhensible pour les jurés. Steeve Gagnon a répondu de façon grossière que ça lui était égal. Voyant qu’il n’y avait rien à faire pour calmer l’accusé, l’honorable Louis Dionne a demandé qu’il sorte de la salle d’audience. Steeve Gagnon, continuant de déblatérer, a alors lancé le contenu de son verre d'eau dans les airs, dans le box des accusés. Steeve Gagnon a plaidé non coupable à trois chefs d’accusation de meurtre au premier degré et à deux chefs pour avoir tenté de causer la mort en utilisant un véhicule à moteur. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant Steeve Gagnon n’en est pas à son premier esclandre. La semaine dernière, au jour 10 du procès, l’accusé s’est levé en plein milieu du témoignage d’un médecin pour lui proférer des insultes, avant de s’en prendre au juge. L’audience de mercredi a ensuite été suspendue pendant 15 minutes avant de reprendre. Un peu plus discipliné au retour, l’accusé a commencé à détailler son trajet et son flot de pensées lors de l’après-midi du 13 mars 2023, jour du drame. Il a raconté qu’il était De nombreuses autres vidéos de Steeve Gagnon, qu’il a enregistrées la veille et l’avant-veille du drame, ont été présentées au jury. Il y commente l’actualité, parle des policiers qui seraient corrompus, du crime organisé, des cartels de drogue et des syndicats, notamment. La poursuite a clos sa preuve jeudi dernier, après avoir fait entendre 46 témoins à la barre. Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross En interrogatoire, l’accusé, qui a dû être de nombreuses fois recadré par le juge et son avocat, a affirmé que de faire ces vidéos, c’était sa Interrogé sur les vidéos présentées la semaine dernière, où il était question de frapper des jeunes dans trois cours d’école d’Amqui, Steeve Gagnon a parlé de L'avocat de la défense, Me Hugo Caissy a mis fin assez abruptement à son interrogatoire avec Steeve Gagnon, qui aura duré approximativement deux heures. Me Simon Blanchette, de la Couronne, mènera le contre-interrogatoire de l’accusé jeudi matin, au palais de justice de Rimouski.un petit coup
à bord de son véhicule.dans la direction où les gens se sont fait frapper
, et qu’il attendait à la lumière, dans sa camionnette, lorsqu’il s’est penché par-dessus l’accoudoir pour aller chercher une capsule de cigarette électronique.En me relevant, je me suis dit criss, y’a pas de couleurs, pareil comme une télé du temps du vieux Bobino, en noir et blanc [...], y’a du monde là, je me suis dit y’a de quoi qui marche pas
, témoigne-t-il.
La face du gars, qui disent que j’ai fessé au 240 [lieu de la troisième collision sur le boulevard Saint-Benoît], ils peuvent bien aller chier. Le plus jeune de la gang, c’est lui que j’ai fessé le premier, c’est la seule affaire que je me souviens
, ajoute Steeve Gagnon.La face est apparue bien en couleur, c’était comme tout en noir et blanc et sa face est sortie en couleur, c’était vert. Je l’ai vu, c'était un jeune à peu près du même âge que moi.
tout perdu
du fil des événements.êtes-vous fou, monsieur?
, et avoir vu des gens au sol. Je me suis dit "coudonc, je viens tu de frapper du monde?"
, relate-t-il.Un témoignage qui dégénère rapidement
zigouillage de scène
et de saccage de preuves
, dénonçant dans la même lancée que la première zone d’impact avait disparu.
c’est à moi de parler, j’ai fermé ma gueule assez longtemps
.
en tabarnak
à ce moment-là, après avoir raccroché le téléphone, faisant référence à un appel avec Service Canada, qui lui aurait appris qu’il n’avait pas le droit au chômage.Tout le monde a peur de parler

passion
, qu’il voulait notamment montrer que [les policiers], c’était une belle gang d’innocents
. Il a exprimé également son but de dévoiler les non-dits
, puisqu'à ses yeux, tout le monde a peur de parler
.jeunes en eaux troubles
, a affirmé qu’il voulait enlever la pression sur ces jeunes-là
.À Pinel, à Montréal, les gens se calment là-bas, ils sont pris dans leur peur dans ces histoires de non-dits-là
, a-t-il également déclaré.
Advertising by Adpathway









